L’épidémie de méningite qui touche actuellement le sud de l’Angleterre ravive les inquiétudes autour de cette infection potentiellement mortelle. En quelques jours, le nombre de cas a fortement augmenté, touchant principalement des jeunes adultes. Une situation jugée inhabituelle par les autorités sanitaires, qui appelle à la vigilance bien au-delà des frontières britanniques.
Une flambée rapide chez les étudiants qui inquiète les autorités
L’alerte est montée en quelques jours au Royaume-Uni. Dans la ville de Canterbury, au sud-est de l’Angleterre, une vingtaine de cas de méningite ont été recensés en un temps très court. Cette progression rapide a immédiatement suscité une forte inquiétude chez les autorités sanitaires. Le bilan est déjà lourd : deux jeunes adultes, âgés de 18 et 21 ans, sont décédés. Tous les cas concernent des étudiants ou de jeunes adultes, une population particulièrement exposée en raison des interactions sociales fréquentes. Très vite, un facteur commun a été identifié. La majorité des personnes contaminées avaient fréquenté une même boîte de nuit, le Club Chemistry, entre le 5 et le 7 mars.
Cet établissement, très prisé par les étudiants, aurait accueilli près de 2 000 personnes sur ces trois soirées. Dans ce type de lieu, la transmission de la méningite est facilitée. La maladie se propage lors de contacts rapprochés prolongés, notamment par la salive : embrasser quelqu’un, partager un verre ou une cigarette électronique peut suffire à transmettre la bactérie. Face à cette situation, les autorités britanniques ont réagi rapidement. Le Premier ministre Keir Starmer a appelé les personnes exposées à consulter. L’agence de sécurité sanitaire évoque une propagation « sans précédent », tandis que sa directrice, Susan Hopkins, souligne n’avoir « jamais vu autant de cas en un seul week-end » en 35 ans de carrière. Dans les universités, l’ambiance a changé. Les étudiants désertent les salles de cours, certains portent à nouveau des masques, signe d’une inquiétude grandissante.

